Auteur |
Message |
anonyme
| Envoyé samedi 28 août 2004 - 15h57: | |
********************* Un jour l’explosion La vérité barbare qui bascule dans ma vie Les murs qui s’écroulent Les torrents de larmes Appeler hurler laver Essayer d’effacer S’endormir dans le coma lent de la douleur Se réveiller les cheveux blanchis le cœur en lambeaux J’ai cent ans mon âme n’est plus que cendres Et le combat ne fait que commencer La douleur bâillonnée jour après jour Pour mieux avancer Les nuits à se réveiller le visage mouillé de larmes Fontaine de douleur muette Mon cri tourné vers Dieu Questionnement sans réponse Les pleurs qui défigurent Qui creusent pour toujours Les sillons de mon histoire Comme un livre ouvert dans la tempête Et viennent les heures de lutte Les jours de descente aux enfers Les portes qui doivent s’ouvrir Si l’on veut survivre Les mains qui doivent se tendre Pour continuer d’avancer Perdre son image Tout perdre Qu’importe Tu n’as plus que ton courage Ta vaillance ta dignité Appeler à l’aide Mille fois encore et encore Dire redire redire toujours Pour qu’on m’entende Pour qu’on sache Pour qu’on croie Pour qu’on protège Pour qu’on punisse aussi Et fuir pour protéger L’essentiel La Vie On the run Fuir loin Aussi loin que possible A l’étranger Au-delà des frontières Attendre survivre se battre travailler aider Aider à sourire quand c’est possible Aider à comprendre l’impossible Aider avec les accoucheurs de l’âme Aider à oublier le drame Attendre encore aider encore Prier lever ses yeux vers les étoiles Guide-moi J’accepte le chemin Donne-moi la force de protéger De rester juste Aide-moi Puis repartir au front L’âme en peine Le cœur défiguré Dire redire et répondre Aux questions interrogatoires expertises Aux nouvelles questions Nouveaux interrogatoires Nouvelles expertises Epreuves sans fin Contre expertises Bombardement de lettres De notes de rapports d’analyses L’autre partie te diabolise Procès-verbaux topos témoignages Récit sordide répété mille fois Je n’ai plus d’âge J’ai cent ans Il faut être vaillant Les soldats le sont On the run Tu es un pilier un bouclier Tu protégeras Il suffit d’avoir la force le courage Le temps t’aidera Avance même si la route est obscure Tiens bon Ne t’inquiète pas De tes insomnies des semaines et des mois De ta honte quand personne ne te croit De l’attente de l’incertitude compagnons de voyage L’horizon le ciel comme seul paysage Regarde au loin devant toi Crois Et puis l’heure de délivrance Des années plus tard Quand tu as cessé d’être ce que tu étais un jour Quand tu n’es plus que cette histoire Quand ton courage t’aura rendu solitaire L’heure de délivrance Enfin Ils ont dit que c’était vrai Que c’était mal Ils ont compris jugé puni Tu peux recommencer à vivre A fonctionner Tu diras oui ça va Quelle chance dans ma malchance Merci pour votre aide Mille et mille fois encore Mais tes yeux se sont creusés Ton regard s’est éloigné Ton corps harassé par tant d’effort Par tant de lutte S’est doucement affaissé Tu es devenu l’ombre de toi-même Naufragée de l’innocence Tu sais à présent et pour toujours Ce qui se trouve de l’autre côté du miroir Au-delà de ton sourire Ton doux sourire triste Qui tait ce que l’Autre ne peut comprendre De l’autre côté du miroir L’innommable Le mal nommé Le Mal personnifié L’immonde animal L’anima menaçant Le chacal souriant Le pédophile et sa pantalonnade grotesque Son obstination érotico-bouffonne Sa déjante cynique et hideuse Qui m’accompagnera jusqu’au bout Au bout de mes souvenirs De fuite d’horreur d’humiliation Jusqu’à mon dernier souffle On the run Présence de la caresse immonde Du pédophile A vomir indéfiniment Je dédie ce texte à toutes les victimes de pédophilie Pour qu’elles osent parler Pour qu’elles osent se battre Pour qu’elles osent reprendre goût à la vie ********************* |
|