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André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé mercredi 05 octobre 2005 - 13h00: | |
Parmi les princes qui nous gouvernent, l’un nous soutient, assure notre pitance ; l’autre n’épargne personne, ni le faible ni le fort, ni le bon ni le méchant ; les autres ont des responsabilités plus difficilement identifiables. Obéissons-leur ! À tous ! De quelle échappatoire userions-nous ? * Nous assistons sans cesse à la mort d’un lieu et, simultanément, à l’apparition, à sa place, d’un lieu nouveau ; double événement en un seul - qui ne se déroule pas sans produire en nous mainte aberration ou illusion d’optique. Laissons donc ces lieux à l’extérieur (là où ils sont), empêchons qu’ils nous saisissent, de peur qu’à jamais nous ne pleurions et grincions des dents !* * Qui ressent le Réel comme irréel prendra l’irréel pour du réel ; illusionné, il ne s’intéressera qu’à l’illusoire. *Allusion aux paroles évangéliques : "Là seront les pleurs et les grincements de dents." Verset emprunté pour désigner, de façon imagée, le dépit, la rancœur ou le regret, bref, des sentiments de cette sorte-là, et rien de plus. |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 07 octobre 2005 - 21h26: | |
Quoi ou qui donc va m'assurer que ce que je tiens pour réel n'est pas illusoire ? |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 9h25: | |
Toi-même. |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 11h21: | |
Vous vous déresponsabilisez des phrases que vous écrivez. Pardon ! mais votre réponse me semble un peu facile. |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
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| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 12h01: | |
Il n'y en a pas d'autres. Je ne suis pas un guru et ne peux donc être le tien. Dans ce domaine-là, tu es seul à pouvoir te donner une réponse satisfaisante. Tu n'es pas qu'un corps, ou qu'un cerveau, QUI SUIS-JE. |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 12h28: | |
Je suis aussi, un petit peu, un cerveau, me semble-t-il. |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
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| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 12h46: | |
Un tout petit peu, en effet ; si tu y tiens. Le cerveau n’est qu’un ensemble d’amas, de strates, de colonnes, de réseaux de cellules. Ce n’est pas lui qui a fait que tu es un être vivant. C’est au contraire la vie qui t’a doté d’un cerveau. Tu ne te résumes pas à ce qu’on peut étudier dans un laboratoire de bio-chimie. Ou bien ? |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 12h52: | |
? |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
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| Envoyé samedi 08 octobre 2005 - 12h56: | |
Oui, pose-toi bien ta question : qui suis-je ? |
anarchangel (Intervenant non inscrit)
| Envoyé jeudi 13 octobre 2005 - 9h08: | |
J'applaudis avec un sourire d'innocence malicieuse aux lèvres...  |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 12h27: | |
Où te situes-tu, si tu tues l'état où tu te situes ? |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 16h13: | |
Amuse-toi, si tu veux. Il y en a qui trouvent leur “état “ en s’amusant. C’est le cas de la plupart des enfants – d’où certaines recommandations évangéliques ( Matthieu 11 :25 et suiv./ 18 :3 en corrélation avec Jean 3 :5, etc.). Aujourd’hui, dès la pré-adolescence déjà, hélas ! interviennent des “jeux “ (ceux où il y a compétition, concurrence) qui distraient les garçons et les filles de leur identité véritable ; dans l’affaire qui nous occupe ici, il n’y a pas lieu de se mesurer ou même de se comparer aux autres. |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 17h26: | |
L’évangile ! Il me faudrait alors tout rejeter dans et avec une sorte de hurlement et sans que je le veuille. |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 18h39: | |
Ce serait alors l’expulsion de ton mensonge (de ton mauvais songe). Mais ce serait comme le dire de personne, ce cri qui jaillirait de toi à l’improviste ; et quel censeur se lèverait pour le déclarer cri inconvenant ou vocifération de dément puisque personne ne l’entendrait ? – la chose ne pouvant avoir lieu en public. |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 19h02: | |
à qsj, cet apologue Dans la pénombre que créent d’impressionnants buildings, la ville ne connaît ni la bête ni l’arbre. La ville s’appelle Dehors. Le roi lui-même vit captif, entre des murs, son sceptre posé près du radiateur. La reine, délaissée, guette continuellement une arrivée, attend un événement improbable. Reine et roi sont borgnes. Leurs sujets (ils sont stressés mais leur pas est hésitant) déambulent dans les rues : ils sont aveugles. Le soleil resplendit partout ailleurs, sur la vie, sur le Dedans. Allons vers ces lieux ! Donnons-nous enfin la possibilité de pousser un cri de joie ! |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 20h08: | |
Je ne comprends rien, absolut nichts. |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 20h34: | |
Pas grave. C’est, peut-être, que le Verstehen et la Vernunft ont peu de place ici. Du solltest nicht immer vernünftig sein, qsj ! Nous ne sommes pas seulement des créatures douées de raison - même si c’est à apprécier à sa juste valeur, j’en conviens aisément. Ou bien, et plus sûrement, c’est mon apologue qui n’est pas adapté à la situation et qui, par conséquent, ne vaut rien. ___ ... Le cri de la souffrance (de la joie)* est une expression de la vie totalement différente d'une proposition langagière telle que "j'ai mal" ("je suis joyeux"). La proposition est une irréalité noématique étrangère à la réalité de la souffrance qu'elle signifie. Le cri, au contraire, appartient à l'immanence de la vie comme l'une de ses modalités au même titre que la souffrance qu'il porte en lui. Son appartenance à la vie ne peut être reconnue, il est vrai, que si le cri est saisi dans sa profération subjective, comme un acte de phonation du corps vivant possédant le statut phénoménologique de la vie - non comme un comportement du corps objectif se découvrant à nous dans le monde... Michel Henry : Phénoménologie de la vie, t.III, De l'art et du politique, p.341. *(Les parenthèses : ajouts de ma part.) |
anarchangel (Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 20h42: | |
J'aime vos échanges, par ici par là flotte la légerté de l'enfance, la frivolité de l'innocence, du moins en apparence, car au fond sagesse et démence se mêlent pour ne former que vie, que rire et sourire, souffrir ou jouir, rire ou pleurer, se dilluer en soi, noyer les pensées dans un silence, l'intense oubli du verbe imprègne l'âme dans le vivant, dans le fluide et le solide, dans l'éther pour enfin plonger dans la mer, au sein d'un océan d'ouragan de poussière d'or pilé... La malice tout autour du nez... |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 1h15: | |
Il y aurait beaucoup de choses à préciser, ange anarchique. Mais je laisse tomber. Suis fatigué. Etrange toutefois que tu aies été intéressé et merci des compliments. |
qsj (Intervenant non inscrit)
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 17h18: | |
Je crois qu’il aurait fallu que vous vous tussiez, Anarchangel. |
anarchangel (Intervenant non inscrit)
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 18h01: | |
Je ne crois pas qsj. Par contre je me demande l'intérêt des paroles que tu viens d'écrire... M'enfin... Je t'offre un sourire, difficile par écrit, mais je te l'offre quand même. Un petit clin d'oeil innocence... André Carruzzo, pourquoi trouves-tu étrange que votre échange m'ait intéressé ? |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 20h08: | |
Hé ! Stop ! Ooh ! Qui es-tu, Qui-Suis-je ? Un cheval emballé ? Ton pseudonyme est pourtant LA question. Etrange ou surprenant. J'ai jeté un coup d'oeil à ton site, Anarchangel. C'est une tout autre planète. |
anarchangel (Intervenant non inscrit)
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 21h45: | |
Tes mots eux aussi sont étranges... Difficile de saisir le fond des tes pensées... Mon pseudonyme, la question ? Une autre planète... Quelque chose en moi je pense... Cette planète où voguent mes bises spirituelles..?... J'aimerais que tu me parle encore... |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 12h08: | |
Tu as peut-être trop tendance à tout prendre pour toi. Le 1er paragraphe de ma dernière intervention ne s’adressait pas à toi mais à "Qui-suis-je", premier pseudonyme de l’intervenant qui l’abrégea par la suite en qsj. Ce pseudonyme ou cette interrogation (Qui suis-je ?) est pour moi une des rares questions que tout homme devrait se poser. Quant à ta planète, c’est la tienne mais pas la mienne. Tu as le droit de choisir ou d’avoir la planète que tu veux. C’est tout. Je ne tiens pas à épiloguer là-dessus. |
anarchangel (Intervenant non inscrit)
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 13h18: | |
Désolé de tout ramener à moi... Mes excuses. |