anarchangel (Intervenant non inscrit)
| Envoyé jeudi 13 octobre 2005 - 9h16: | |
Un écho dans la nuit, un écho sous la pluie, Un homme se tient là et brave la tempête, Une âme écorchée, couverte de sang, de suie, Est-ce toi, est-ce moi ? Ma raison s’emmêle et s’entête… « Silence ! » ais-je crier sous les torrents obscurs, Ces fleuves malsains de mal-être et de souffrance Qui inondent nos cœurs trop sensibles, trop fébriles, Sans cesse entre la Vie et la Mort, un seul fil Qui nous maintient au sein de ce monde si dense… N’oublions pas : les fruits seront très bientôt mûres… Silence… Ce mot qui résonne sous le fracas Extraordinaire que produit l’onde sonore Et la vibration humide, ce mot mort sans corps, Vide et pourtant tellement plein, un Roi en Toi… Je t’attendais… Pourquoi dis-je ça ? Est-ce moi… moi ? Mais que veut dire ce mot, quand dans les méandres De l’inconscient et de l’irréel l’ont s’immerge ? Regarde dans le noir, tu verra ces grands cierges, Sièges de l’âme des défunts, de ces très tendres Enfants de l’Univers, comme toi, comme moi… Folies, démences, rêves ou cauchemars, je l’ignore… Quand l’onirisme rime avec réalité, Quand l’on a face à soi les preuves de l’existence, Quand l’on nous guide vers ces mondes sans constances, Transparence et consistance, union, dualité, Je marche, je suis cette lueur d’Amour, de Mort… Je ne peux expliquer, je ne peux que voler Dans les hautes sphères éthérées et lumineuses, Redescendre avec ce flambeau et cet espoir, Et nourrir ces êtres en éveille dans le soir, Le crépuscule d’une réalité creuse Où la vérité est la proie des aveuglés… La folie et le mensonge, des traits de l’humain, Je préférerais me noyer dans la démence… Que ceux qui pensent détenir la vérité dansent, Et par des rythmes endiablés, ils entrent en transe, Voient l’inconnu et leur raison détruite, la chance Est offerte, une fin, et un nouveau matin… |