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André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 14h40: | |
Consolation laïque après ce feu qui nous broya en son tonnerre, ils ne sont pas comme fleurs minables sous la pluie ni comme automne dépouillé de son or, nos corps en cendre - et pas une plainte, nulle affliction, car aucune plaie, aucune cicatrice ne se voit sur nos restes |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 20h35: | |
J’ai lu, j’ai relu ces vers. J’ai été soudain prise de panique, me suis surprise à préférer la fleur minable sous la pluie à la cendre sans cicatrices. |
Rienadire (Rienadire)
Identificateur : Rienadire
Inscrit: 2-2005
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 21h31: | |
c'est le corps seul qui brûle et se consume. non les soufrances-joies- espoirs-rires-larmes de l'âme qui habita ce corps. rien jamais ne se perd de nos souffrances exquises. |
Tm (Tm)
Identificateur : Tm
Inscrit: 1-2005
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 22h20: | |
Peux-tu, André, -je te le demande sans esprit de polémique aucun- nous préciser ce que tu entends par: "ce feu qui nous broya en son tonnerre"? |
André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 23h53: | |
Oui, Anonyme. Une fleur, même celle qui a péri, est préférable à de la cendre. D’autant qu’elle peut renaître plus tard et retrouver sa beauté. Je ne comprends pas ta peur. Un peu de perplexité, peut-être ? Ne nous identifions pas à nos corps seulement. Le feu ? Notre appétit insatiable. Nous dévorerons tout, nous nous dévorerons nous-mêmes, si nous ne nous mettons pas à jeûner, de temps à autre. Je me suis mis, ici, à la place de ceux qui se sont déjà consumés. |
Nao (Nao)
Identificateur : Nao
Inscrit: 6-2004
| Envoyé mardi 18 octobre 2005 - 10h05: | |
Oui des cendres qui finissent dans un vase sur une cheminée, quelle tristesse et quel manque de respect |