Nao (Nao)
Identificateur : Nao
Inscrit: 6-2004
| Envoyé vendredi 23 décembre 2005 - 15h16: | |
Le temps passe, Comme un volet sur une enfance de voyages et de tendresse qui s’effrite En une jeunesse de bouée semées sur un champ de bataille Un journal découpé, une marelle vue du soleil Des tiroirs ouverts, piqués d’absence, une perspective peinte à l’envers le temps, coule dans la passoire asymétriques des doigts crispé sur mon stylo se frotte à une fable mariée de poussière sous les ombrages noueux, patients en pointillé sur les sapins dont les feuilles tombent dans le miroir de leurs petits un gamin maudissant les rides des nuages étouffé par les griffes noires du ciel le temps qui dur, la fin attire, rappelle mes blessures et panse mes souvenirs le temps, se déroule en écharpe autour de la vie qui recule A l’aurore des jours de fin il ne reste presque rien de ce qui nous construit et nous consume, quelques flocons de larmes amères aux pétales qui s’envolent, Esprit froid à contre sens dans le couloir du siroco, Sans but que de se perdre… aux grains des secondes passées dans le filtre intemporel de la nuit, écrin fendu des lumières, et le temps referme la soie de son joug sur la gorge de mes pas |