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(Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 30 décembre 2005 - 2h21: | |
Le ciel était nu. Pas un nuage n'y flottait. Tout son bleu était là, resplendissant, éclatant et net sans taches. Rien ne le ciselait, pas même le vol en corolle d'un aigle noir ou d'un rebelle faucon. À l'horizon se déroulait, à vive allure, un immense tapis de sable. Les dunes, zébrées par un feuilleté faisceau d'ombres, se ruaient à mes pieds. Les rayons du soleil, las d'avoir trop brillé, venaient, à l'oblique, se courber sur ma peau. Un lézard égaré ou peut-être aux aguets me pointait du regard alternant vifs battements de paupières et balancements de queue. Juché sur un rocher, accroupi, bras ballants, je sentais brusquement une crue de beauté inonder un instant mon regard dévidé. Une oasis de vie narguant hautainement, le temps d'un vif coup d'aile d'un joyeux colibri, un ondoyant linceul de sable fin. |
pierre (Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 30 décembre 2005 - 14h37: | |
Ca me fait beaucoup penser au "Dormeur", le célèbrissime que l'on étudie de la maternelle à la FAC, inlassablement chaque année. Si je puis me permettre, je ne comprends pas l'utilité d'inverser nom et adjectif à plusieurs reprises. Je crois que "faisceau feuilleté " et "faucon rebelle" seraient plus simples. Cela reste somme toute plaisant. |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 30 décembre 2005 - 15h03: | |
L'inversion? une question de musicalité et de sens. Inverse-les et relis, tu sentiras la différence |
pierre (Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 30 décembre 2005 - 18h19: | |
J'entends bien. Il me semble connaître le principe. Simplement là, je ne trouvais pas que cela soit utile. Après nous pouvons discourir sur le Beau et l'Utile... Qu'importe, c'était juste une remarque. |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 30 décembre 2005 - 18h28: | |
"d'un aigle noir ou d'un rebelle faucon." ici c'est pour faire "rimer" le "aigle" et "belle" de rebelle. "feuilleté faisceau" n'a pas le même sens que "faisceau feuilleté d'ombres". Merci d'avoir lu, j'aurais dû intituler le poème "lucidité" au lieu de "oasis". |
Tm (Tm)
Identificateur : Tm
Inscrit: 1-2005
| Envoyé mercredi 04 janvier 2006 - 13h52: | |
"Ai(gl)e" et "rebe(ll)e" ne riment pas, ce sont des assonances. J'aime bien cette vision hédonique de la nature. "Le temps d'un vif coup d'aile d'un joyeux colibri" me semble syntaxiquement maladroit, à moins que la redondance par "d'" soit voulue pour évoquer les saccades ailées de l'oiseau? |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé mercredi 04 janvier 2006 - 17h08: | |
Rimer était entre guillemets et c'était à prendre dans le sens de sonner. D'où la nécessaire inversion. Quant à la syntaxe, je n'y vois rien de maladroit. Enfin, pour la redondance, on oublie souvent que la poésie n'est pas la prose : le son prime. Merci pour les remarques. |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé mercredi 04 janvier 2006 - 17h08: | |
Rimer était entre guillemets et c'était à prendre dans le sens de sonner. D'où la nécessaire inversion. Quant à la syntaxe, je n'y vois rien de maladroit. Enfin, pour la redondance, on oublie souvent que la poésie n'est pas la prose : le son prime. Merci pour les remarques. |