Glirp (Intervenant non inscrit)
| Envoyé jeudi 02 février 2006 - 18h58: | |
Mademoiselle Gentiane élève des bêtes blanches et se fiche de Leibniz. « Alfarcadam », dit-elle, la nuit, sous la Petite Ourse. L’espace lui semble un hangar : il lui faut le plus d’air possible. Elle se délecte des mélodies de l’herbe – leur ode de parfums verts ! – des rires de la rivière, des bruits de la mer, et les restitue, le soir, sur son piano. Elle entretient en elle un perpétuel concert, aussi, lorsqu’elle parle, ses phrases sont-elles si légères que ceux qui l’écoutent ne peuvent les retenir. Elle vit avec son petit frère Néo, enfant savantissime, herméneute des songes, chez qui se précipitent, les lendemains de pleine lune et les jours de vent tiède, tous les gens du voisinage. |