otta (Intervenant non inscrit)
| Envoyé mardi 07 février 2006 - 14h22: | |
Si les anges venaient, désolés, sur ma tombe Me demander pourquoi, par misère, mes yeux S’étaient détournés de leurs divines colombes Aveuglés par l’ombre d’un impie ténébreux Je leur raconterai la vertu de ton âme Sa noblesse s’offrant à mon corps orphelin Quand les anges suivant leurs colombes infâmes Se vouaient aux élus et s’adonnaient aux saints Quand ma voix arrachée au macabre silence Des phrases sacrées, à l’eau maudite des pleurs Hélait les séraphins, ailes en abondance ? Pour m’arracher enfin aux ténèbres des leurres Sur ma joue ardente, lui seul avait penché Sa main, meurtrière de mes traits incertains Bénissant mon chagrin, pardonnant mes péchés Soulignant la beauté de mes traits anodins Et son œil d’eau voilé aux espoirs estompés D’un unique regard a su ressusciter Et mes défunts espoirs et mes yeux détrompés Par les vagues serments de l’uniqu’ vérité Sa tête décoiffée, démunie d’auréole Se posait sur mon front, essuyait mes sueurs Et ses mots délicieux tels un hymne douceur M’ornaient les oreilles de précieuses créoles Je leur dirai ma joie, Ô impie ténébreux Quand tu vins, dans ma vie, assassiner l’effroi De ma vaine quête de lumière et de foi Pourquoi me reprocher de t’avoir pris pour Dieu ! |