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Nao (Nao)
Identificateur : Nao
Inscrit: 6-2004
| Envoyé vendredi 03 mars 2006 - 11h12: | |
Et ce temps tellement triste qu’il me juge à petit feu La cendre sur ma tête me cuit à l’étouffé Comme ces oiseaux qui tombent de la gorge du ciel qui tousse Mais c’est si doux, si calme que le vent qui souffle en mes oreilles remplume les ailes malades… Et la tristesse infinie de cette vieille femme qui traîne ses forets clairsemées entre les flaques Les joncs soufflent sur l’étang et les canards verts ouvrent leurs voiles Les saules plongent dans la lumière grise de la surface, et se relèvent et plongent Comme si le temps, tel une laveuse les frottaient dans la boue noire Les bouleaux tintent de mille feuilles et blanchissent de mille troncs Colonnes corinthiennes supportant des essaims de branches Et d’oiseaux en manteaux camaïeu de sombre, costumes immonde depuis peu… Le vent chante du violon joue des drames a en perdre la voix Des milliers de rats fuient dans la pairie mais on ne les voit pas Les poissons aux larmes sèchent gisent dans un tombeau au verre opaque Des loups découpés par les bois me hurlent Qu’ils ne resteront pas une seconde de plus Qu’ils ne partiront pas plus loin que la clairière Parce qu’ils ne savent ou aller Mais que le paysage est triste, que les arbres souffrent Et que les écureuils ternissent, que l’eau ne reflète plus rien Et que le vent est triste, que le vent est triste Les corbeaux patinés trompent la mort avec des champignons noirs Les frênes, hêtres et châtaignier vomissent leurs peaux mortes sur la mousse Et les noyers sur les berges cadavres exquis à la peau craquelante sur les os Laissent à la bise l’odeur âcre de l’huile et aux coutures des mains le henné d’un vert épais Les nénuphars rosissent d’un rose si pâteux que du crépon mouillé aurait un air de fête Si on en habillait la mare pour rompre la tristesse Les fusils des chasseurs on fait un pacte avec l’écho Sinon comment il se peut qu’on les entendent résonner encore Tristement, à l’infini alors que le faon depuis longtemps, déjà est mort Et les chemins frissonnent, leurs pierres entre deux champs de bois Se rident et se polissent durcissent et puis craquèlent brillent et puis ternissent, Les passagers de cette voie cabossée, éraillée, voyagent en intérim sur un pont maladif enjambant la foret Les buissons dentelés d’aiguilles sont les chrysalides de la tristesse des gibiers des fleurs rares et des mégots de plumes Et des oiseaux tombants sculptent sans espoir et sans forces la boue d’étranges embarcadères… |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé vendredi 03 mars 2006 - 17h06: | |
vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras vos bras... |
Nao (Nao)
Identificateur : Nao
Inscrit: 6-2004
| Envoyé vendredi 03 mars 2006 - 22h10: | |
remarquable démonstration d'intelligence |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 04 mars 2006 - 0h31: | |
Ça teste le QI cui cui c'est cuit sec? oui! ;) Signé : Froussard |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé samedi 04 mars 2006 - 15h00: | |
les bras m'en tombent! |
(Intervenant non inscrit)
| Envoyé lundi 06 mars 2006 - 0h58: | |
le brave allant bras ballants brinquebalant le coeur pas pas pas emballant |