Otta (Intervenant non inscrit)
| Envoyé mercredi 15 mars 2006 - 16h49: | |
Son regard innocent dandine ma souffrance De voir s’épanouir, odieuses, dans ses yeux Cette étrange douleur, et puis cette impuissance Qui, depuis tout petit, a blanchi ses cheveux Et face à son regard, comme dans un miroir Se reflètent, cernés et accablés, mes yeux, De m’avoir élue gardienne de sa mémoire D’avoir fait de ma vie la coupe à ses aveux Et de toutes les roses qu’il a hier cueillies Et qu’il m’a offertes les mains tachées de sang Et de toutes ces roses que j’avais accueillies Je garde les pétales… les épin’ en passant De tous ces gros nuages qu’il avait invités Et Que, dans un orage, il m’a faits parvenir De tous ces gros nuages que j’ n’ai pu éviter Je garde la fraîcheur… des torrents à gémir De tous les papillons qu’il avait attrapés Et que, dans un flacon, il a gardés pour moi De tous ces papillons qu’on avait kidnappés Je garde les couleurs… des pénuries d’émoi De ses nuits infinies qu’il passait à prier Des toutes ses prières qui m’étaient destinées De ses pleurs en rivières, de son coeur piétiné Je garde la détresse… une vie à crier Une vie à crier… |