Henri (Intervenant non inscrit)
| Envoyé jeudi 30 mars 2006 - 11h40: | |
Niagara! Au bord du fleuve des chutes du Niagara.... Peut etre que, lorsque la mort sera toute proche , sentirons nous le courant se faire plus pressé,plus pressant,sentirons nous l'appel du vide prodigieux qui avale tout un fleuve? Nos oreilles seront assourdies par l'énorme bouillonnement de la cataracte...Peut etre serons nous assoupis par l'air trop tiède et chargé d'humidité? Ne voyant plus rien, n'entendant plus rien,ressentant dans notre carcasse l'aspiration dernière qui va la disloquer... Mais ce moment( toujours solitaire) de la mort, sera t-il celui d'une terreur qui explose par son intensité? Est ce cela notre fin,notre dernier mot,notre aboutissement,notre but? Non! mais à travers le gaze leger Celui qui vient sur les nuées Quand notre ame s'arrachera de notre corps; Comme le plus profond sanglot qui sortira de nos tripes: Le sanglot d'amour qui nous sera arraché... Bien autre chose que les pleurs du nouveau né!Mais quelque chose de puissant,de tragique,de viril, En écho au cri ultime lancé il y a deux mille ans Ce pour quoi nous sommes nés, Ce pour quoi nous aurons vécu, Le cri lumineux qui traverse le bruit fracassant des chutes du Niagara , Le sanglot d'amour qui ne pourra plus s'arreter, La Porte à jamais ouverte de lEternité! |