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Abîmes poétiques : le forum » Vos textes (publication libre) » Archives octobre 2005 - mai 2006 » NIagara « précédent Suivant »

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Henri (Intervenant non inscrit)
Envoyé jeudi 30 mars 2006 - 11h40:   

Niagara!
Au bord du fleuve des chutes du Niagara....
Peut etre que, lorsque la mort sera toute proche , sentirons nous le courant se faire plus pressé,plus pressant,sentirons nous l'appel du vide prodigieux qui avale tout un fleuve?
Nos oreilles seront assourdies par l'énorme bouillonnement de la cataracte...Peut etre serons nous assoupis par l'air trop tiède et chargé d'humidité?
Ne voyant plus rien, n'entendant plus rien,ressentant dans notre carcasse l'aspiration dernière qui va la disloquer...
Mais ce moment( toujours solitaire) de la mort,
sera t-il celui d'une terreur qui explose par son intensité?
Est ce cela notre fin,notre dernier mot,notre aboutissement,notre but?
Non!
mais à travers le gaze leger
Celui qui vient sur les nuées
Quand notre ame s'arrachera de
notre corps;
Comme le plus profond sanglot qui sortira de nos tripes:
Le sanglot d'amour qui nous sera arraché...
Bien autre chose que les pleurs du nouveau né!Mais quelque chose de puissant,de tragique,de viril,
En écho au cri ultime lancé il y a deux mille ans
Ce pour quoi nous sommes nés,
Ce pour quoi nous aurons vécu,
Le cri lumineux qui traverse le bruit fracassant des chutes du Niagara ,
Le sanglot d'amour qui ne pourra plus s'arreter,
La Porte à jamais ouverte de lEternité!
Tm (Tm)
Identificateur : Tm

Inscrit: 1-2005
Envoyé jeudi 30 mars 2006 - 14h52:   

Forme et fond s'épousent à point dans cette méditation vertigineuse.
J'envie ton optimisme eschatologique!
Rienadire (Rienadire)
Identificateur : Rienadire

Inscrit: 2-2005
Envoyé lundi 03 avril 2006 - 3h48:   

"Bien autre chose que les pleurs du nouveau né!"
le nouveau né sait bien que ce qu'ici bas nous appelons la vie n'est qu'un calvaire,que ce que nous appelons heureux evenement n'est que le début d'un exil.....
je pense à Baudelaire:
Lorsque par un decret des puissances supremes
Le poete apparait en ce monde ennuyé
Sa mère, épouvantée et pleine de blasphemes
Crispe ses poings vers Dieu qui la prend en pitié

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