André Carruzzo (Dreas)
Identificateur : Dreas
Inscrit: 1-2005
| Envoyé vendredi 07 avril 2006 - 16h39: | |
Un bruit de plomb dans l’à-pic où les eaux tombent et la nuit palpable ; le coup de vent dans l’arbre en fleurs, heurt odorifique et des laits murmurent. Est-ce une contrée où tonne le pouls de la terre ? Est-ce la zone vibrante séjournent nos nerfs ? Deux inaudibles concerts : l’un imaginé avant l’intonation, l’autre conçu après l’audition. Ainsi se montraient les dieux qui n’ont pas de corps. Ainsi parlaient les dieux qui n’ont pas de voix. Ainsi les mots en eux-mêmes et les mots froissés par l’écoute. Car nous n’accueillons pas tel quel ce qui nous est transmis : nous simplifions ou compliquons, selon l’humeur, selon l’instant. Des larmes peuvent être de marbre ; ton franc sourire, belle demoiselle, peut paraître capiteux et nous étourdir. Et les graines meurent stériles qui sont tombées sur la pierre. |