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Tm (Tm)
Identificateur : Tm
Inscrit: 1-2005
| Envoyé mercredi 03 mai 2006 - 21h31: | |
Le jour tire à sa fin dans des vapeurs arides. Embaumée d'éthanol, irradiée de néant, Une sphère en apnée valse sur son séant Et ronge les vieux os de ses enfants avides. Autrefois s'y jouait le dauphin dessous l'onde; Le ciel vibrant de plumes résonnait de chants purs; L'aire à perte de vue présentait ses fruits mûrs; Par chapelets d'argent brillaient des lacs sans bonde. C'est le petit dernier, Madame d'outre-Terre, Cet odieux maître humain: il a tout saccagé! Mers, monts et nuages, et la planète entière. Qu'en a-t-il fait? L'enfer, hélas! Etre enragé! Tout l'univers se rit de ce caillou stupide: Ci-gît la Création dont le roi se suicide! |
Geneviève C (Malou)
Identificateur : Malou
Inscrit: 3-2005
| Envoyé mercredi 03 mai 2006 - 21h40: | |
Certes, le poème est beau mais une question... Pourquoi ce "retour" ou "arrivée" dans la versification? Est-ce indiscret...mais la question n'oblige pas la réponse... |
Tm (Tm)
Identificateur : Tm
Inscrit: 1-2005
| Envoyé mercredi 03 mai 2006 - 21h59: | |
Par hasard, Geneviève! J'ai commencé ce sonnet alors que j'étais désoeuvré. Comme je n'avais pas d'inspiration particulière, je me suis imposé la forme sonnet. Puis j'ai enfourché un vieux cheval que je connais bien et qu'une récente lecture a réveillé: Yves Paccalet, "L'homme disparaîtra, bon débarras!" (Arthaud). |
Geneviève C (Malou)
Identificateur : Malou
Inscrit: 3-2005
| Envoyé mercredi 03 mai 2006 - 22h46: | |
Merci pour cette réponse. C'est vrai que la nécessité qui peut surgir de vouloir s'imposer la contrainte de la forme est bien une nécessité dans ce qu'elle contenir d'inexprimable, inexplicable, par delà toutes les les explications ou circonstances que l'on peut en trouver. |
Geneviève C (Malou)
Identificateur : Malou
Inscrit: 3-2005
| Envoyé mercredi 03 mai 2006 - 23h02: | |
"dans ce qu'elle peut contenir" |
Geneviève C (Malou)
Identificateur : Malou
Inscrit: 3-2005
| Envoyé mercredi 03 mai 2006 - 23h05: | |
J'ai retenu la référence de lecture, j'irai voir. |
Nao (Nao)
Identificateur : Nao
Inscrit: 6-2004
| Envoyé jeudi 04 mai 2006 - 10h14: | |
oui moi aussi ça me fait bizare te voir écrire des sonnet TM Tu nous a plus habitué à des formes totalement libres. Celà dit, ce poème est très agréable et construit à merveille et il est vrais que les formes imposés ont parfois du bon pour stimuler la créativité |
Tm (Tm)
Identificateur : Tm
Inscrit: 1-2005
| Envoyé jeudi 04 mai 2006 - 10h49: | |
Merci, Nao. Je trouve plus difficile d'écrire un poème libre, car la forme doit se justifier de façon plus aléatoire. Elle se déduit du propos lui-même. Ce qui signifie qu'il faut se sentir vraiment "inspiré" pour faire quelque chose de conséquent, c'est-à-dire autre chose qu'une prose arbitrairement hachée. Plus dur encore: le poème en prose. |
Nao (Nao)
Identificateur : Nao
Inscrit: 6-2004
| Envoyé jeudi 04 mai 2006 - 11h19: | |
oui très facile de se perdre dans un poème en prose, mais j'adore quand c'est réussi, à lire sur le site francopolis la prose de jean marc la Freniere Hulotte ou d'autre qui est magnifique |