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RGoubet
Envoyé mercredi 19 mai 2004 - 1h29:   

TOI, LE FILS QUE…

Toi le fils que je n'ai jamais eu,
Ne t'en vas pas gâcher ta vie
Avec copains ou faux culs,
Songes que l'avenir se construit.

De ta jeunesse, ce bel age,
Profites, la vie te sourit,
Tout en sachant rester sage,
Les sirènes vivent surtout la nuit.

D'une fausse liberté tu voles,
Et voles des heures à tes nuits,
Tu papillonnes, un peu frivole
Mais ou sont donc tes vrais amis?

Essayes d'oublier le tapage
Que font rumeurs, ces sales bruits
Ciel de lit sera ciel d'orage
A égrener leurs litanies.

Oublies aussi cet entourage,
Sale miroir bien mal poli
Vilain reflet d'une belle image
Qui suscite tant de jalousies.

Tu retrouveras devenu sage
Celle qui de vivre est ma raison,
Ma fille, mon enfant, j'enrage
A partager tes émotions.

Vous vous aimez, amour tapage
Qui parfois fait perdre raison
Et ne saurait se vivre en cage
Mais libre de mutuelles concessions.

De ces conseils tu feras l'usage
Que bon te semble, mon garçon
J'suis pas ton père, j'ai mon age
Et toi celui de la raison.

Robert GOUBET




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Mariechristine (Mariechristine)
Identificateur : Mariechristine

Inscrit: 12-2003
Envoyé vendredi 21 mai 2004 - 12h21:   

Finies l’union, l’idéale harmonie.
Ils me font peur – durs enfants du remblai –
Toujours ailleurs que là où ils pourraient
Malgré les blâmes, en dépit des discours,
Sous les horions ou rejetant l’amour
Toujours ailleurs que là où ils devraient.

Je me souviens. Hier encore tu riais
D’un papillon, de la pluie, d’un sourire.
Ton univers irradiait de ce rire
Et je croyais savoir qui tu étais.
Triste aujourd’hui ! Je ne te connais plus.
Est-ce bien toi ce faux regard perdu ?
Sous ton minois, qui es-tu devenu ?
Ton rire à l’ire facilement s’enchaîne.
D’une câlinerie aux gestes obscènes,
D’une claire pensée aux pires injures,
Je ne sais plus lesquels de toi parjurent.

Finies l’union, l’idéale harmonie.
Ils me font peur – froids enfants du remblai –
Toujours ailleurs que là où ils pourraient
Sans savoir d’où ils sont, sans souvenirs
Sans savoir ce qu’ils ont, sans avenir
D’un temps si relatif qui les effraie.
Mais cependant ils marchent de pied ferme,
Tel le moustique attiré par la flamme
Brillante et chaude où il va rendre l’âme,
Si impatients de parvenir au terme.
Adieu l’union et la douce harmonie.
Mornes fleurs du remblai, vous grandissez
Parmi les herbes folles en déshérence
Instruits du pire dès votre prime enfance
Dans un monde sans tain, à édifier.
Adieu l’union. Adieu, belle harmonie.




MC.E

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