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Abîmes poétiques : le forum » Vos textes (publication libre) » Archives : avril - septembre 2004 » Vers pour rien « précédent Suivant »

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Axel Gaspart
Envoyé lundi 19 juillet 2004 - 13h27:   

Orabanne

Le vent balançait doucement
De grands buildings le long des routes
Comme aujourd'hui grimant
La mer ô mon coeur en déroute

La mer vous console et toujours
Un mat des focs et on divague
A couler l'ombre de ses jours
Dans les vagues

Suivant les rameaux similors
Sans bruit nous descendions la sente
Et quand j'y pense alors
Près de l'eau je vais et m'absente

Dans les vagues
Une mire d'or et dansante

Le même soleil s'est couché
Sous bien d'autres nuits étoilées
Pour autant d'entichés
Dont la flamme s'en est allée

Ne nous laissant de cet ennui
Qu'une attente inflexible et vague
Et les pas noyés pour des nuits
Dans les vagues

Seule en son lit de sable fin
Qu'un rayon paresseux éclaire
Et peint de rose enfin
Clairement dénudée elle erre

Dans les vagues
Suspensions d'un rêve sans fin
Axel Gaspart
Envoyé lundi 19 juillet 2004 - 18h27:   

Voici quelques "poèmes" de plus. Si vous trouvez qu'il y a très peu de vraie poésie, c'est normal et je vous comprends, ce sont avant tout des exercices de style (on fait ce qu'on peut) réalisés pour voir si j'étais capable d'écrire dans telle ou telle forme avant d'envisager une poésie plus ambitieuse dans sa manière de suggérer les sensations.



Comme un poison dans le vin

Blanc le ciel est blanc immensément blanc si blanc
Qu’il va nous pisser du lait
Le ciel a des branches ridiculement fines
Le ciel a le remord gris

De ce ciel suaire de nos sombres désirs
Nous n’en avons plus besoin
Tous nous voulons la nuit la nuit mille et unie
La nuit délice la nuit

Et il nous faudrait bien des croisières dorées
Des piscines au soleil
Et de l’argent à flots pour y tremper notre âme
Noire comme notre sang

___________________________________________


Versé du pur calice injecté de sang là
Ce vaste silence à même cette innocente
Main que tu balanças pour la nuit de l’absente
Taire en les toits le lisse et lancinant éclat.

Nulle torche ne glisse aux murs de l’au-delà.
Or si la ville en sa pâleur évanescente
D’un cri raide encensa nos vies croupissantes,
Ces drames en coulisse où l’on meurt sans éclat,

L’esprit qui s’endort sous l’obscure auréolée
Veut rêver tout son soul les saintes envolées
Et soufflant la verveine aux quatre coins du vent

Ne peut tristement sûr des saisons érigées
Qu’en une lente et vaine ellipse du Néant
Seul graver son nom sur l’immensité figée

____________________________________________

Ecrire écrire sur l’amour
Ecrire sur toi mon amour
Sur ton front calme sur tes joues
Baisers sur nos lèvres pareilles

Sur tes seins point de suspension
Beaux carrousels de tes rondeurs
Chut ! Et je tourne et tourne encore
Sous ta peau qui chute infinie

Le tracé coulant jusqu’aux hanches
La plus belle de tes parures
Et ta croupe au tracé coulant
Des rêves à perdre mémoire…

Quel est ton nom, félicité ?

_______________________________________________

Rondeaux faciles

1

Sur tes lèvres quand je dépose
Mon amour vague au fil de l’eau
Désarmé seul sans matelot
Qu’aucune larme n’indispose

C’est une île dont je suppose
Les parfums bleus d’un atoll ô
Sur tes lèvres quand je dépose
Mon amour vague au fil de l’eau

Belle aux naufragés tu imposes
Tes fers et ton Eldorado
Et ton rire de camelot
Qu’aucune larme n’indispose
Sur tes lèvres quand je dépose

2

Où sont ces doux mots que l’on aime ?
Dans quels sous-bois, sous quels atours,
Aimer ou haïr sans humour
Et, sans peur, n’être que soi-même ?

Tours de babils, murs de phonèmes,
Nos voix s’y perdent en détours.
Où sont ces doux mots que l’on aime ?
Dans quels sous-bois, sous quels atours…

Comme un désert que l’on essaime
Grain après grain, de mes amours,
La clepsydre en a fait le tour.
Las, si l’heure est aux chrysanthèmes,
Où sont ces doux mots que l’on aime ?
_______________________________________________

Alchimie du rêve

Tels qu’issus d’une céleste urne,
Volutes de bombyx,
Catleyas et ophrys bombyx
Embaument l’air nocturne.

Ce sont d’or défilés d’oryx
Sur aubes taciturnes
Où filtre l’oubli des cothurnes
_Ces archéoptéryx !

Solitaire à layer ma turne
De mortes trionyx,
Honni sois-tu, lunaire onyx,
Avatar de saturne !
Adèle Ansz
Envoyé jeudi 02 septembre 2004 - 1h13:   

Lire ces vers est un plaisir, les entendre doit être un régal. Quelle musique, quel rythme !
Bravo.

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