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| Envoyé dimanche 11 septembre 2005 - 14h12: | |
Apparition. Je l'ai vue elle avait l'air d'avoir la danse de saint Gui elle chauffait tout le monde qui lui courait autour elle cherchait un homme c'était le gueux la lanterne à la main le brouillard aux yeux elle a marché dans les flaques d'un curieux printemps trop sale c'est alors qu'elle m'aperçut au Soleil Rouge a fait signe mais ce sont les nuages qui lui ont répondu alors elle a passé son chemin elle ne pleurait plus et moi j'ai bu toute l'eau de la pluie. |
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| Envoyé dimanche 11 septembre 2005 - 14h17: | |
L'ouest s'allume au détour d'un nuage grelottant angélique pénitent un lampadaire penché pleure des étoiles d'argent sur un éternel rêve d'aube d'or naissant et de rose ô sueur grise du soir le fardeau redevenu poussière dans l'ombre qui s'étend sur le sol disparu ployé le col les sapins fouillent le ciel comme une mer qu'on déchaîne mains jointes mantes qu'une plus monstrueuse engloutit la nuit. |
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| Envoyé dimanche 11 septembre 2005 - 14h33: | |
Automnes. (Pour André.) Les mémoires échevelées sur la crête des duns or ce sont les pierres de touche d'un temps qui circule avec ses rideaux de nuages mystères flottant toujours qui arrêtera la fuite éperdue des nuits enrêvées ô cire jamais figée ô brûlante lumière les caresses sur les joues comme paumes orantes où le coeur sans cesse se déroute à l'amère ardeur des mélancolies allons c'est l'heure où tinte glacé le colchique des profondeurs roule roule planète liquéfiée sous l'argent fumeux des heures puisqu'on ne peut qu'émerger de l'éclatante musique ô guirlandes chaque instant qui fuit est un trésor perdu un clou d'or qui sourd un saumon que retient la bonde une ronde folâtre de cris amuis s'y trace la merveille en vitrail d'encre et de sang! |
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| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 21h27: | |
A l'heure secrète où tes mèches d'argent à ton visage émouvant courent dans le cou de la nuit et défilent en perles larmes pures cristallisées éternellement sur tes joues de platine ô Belisama les réminiscences qui hantent au coeur ma mémoire font une ronde éblouissante où dansent les cendres de mes heures sacrées -et moi figé sur l'autel du temps j'officie improbablement apesanti à tes flancs resplandissants l'allée r'ouverte aux arcanes où furent d'anciennes amours à défaut de vigilance extases filantes. |
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| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 21h30: | |
L'écharpe de sang sur les joues de sel deux diamants étincèlent on a tiré le voile jusqu'au ciel marine l'onde inonde le matin de branche en branche enguirlandée de silence tout accueille à bras ouverts cette splendeur on voit mieux qu'il n'y a rien de plus beau que ce qui est déjà. |
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| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 21h41: | |
J'ai jeté un oeil au ciel sanglant il ne me le rendra jamais le toit de ma demeure en feu ma rêvure phosporescente merveilles j'attends rien pourtant les gens ferment leurs volets pour ne pas voir la forêt qui s'illumine d'or trop éphémère émeraude souvenir prête à l'extase pour l'instant s'approche l'incendie je dois baisser la tête pour mieux voir mes pieds n'y tiennent plus ma carcasse écharpée me voilà libre des jalousies aveugles mais au fait où suis-je en contrebas les oiseaux rient une dernière fois de moi pauvre lune. |
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| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 12h25: | |
Ces vieux soleils d'antan qui traversent le temps percent toutes mémoires résistent à tous déboires et qui brillent encore feuilles d'or que n'éteint pas la nuit libres d'ennui oui c'est eux qui se pressent à ma fenêtre et pénètrent illuminent mon être dehors il n'est plus personne de ce monde monotone ni même la lune que le vent qui allume la prime bougie de l'automne. |
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| Envoyé dimanche 25 septembre 2005 - 18h47: | |
Suaire Il s'est passé le jour l'odeur en flotte encore en l'air comme parfum de rose enfin déclose le ciel rouge d'un mystérieux plaisir une promesse menacée d'encre par la nuit et là-bas stupéfaites deux fenêtres se sont allumées ouvertes refermées |
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| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 18h28: | |
L'arrêt. Quand ils ne parlent plus j'écoute la mer au coin de la porte qui danse l'écume d'or sur les feuilles fouettées un chant sans rien dire mais il ne faut regarder qu'en biais par le tamis de mémoire un pied dans le silence le vide on voit tout ce qu'il y a derrière les choses au gré de roulantes harmonies qui fument au retour des délivrances oubliées on voudrait gober le sel de ces éblouissements mais la clef dans un coquillage jamais touché ouvrir c'est fermer une roue de gloire une serrure noire. |
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| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 18h38: | |
A la hune. Au coin les forêts le soleil cligne au sommet les nuages le dernier flux sage de la lumière et du vent allumés rubis aux flancs des collines au verso lune qui émerge cimes qui s'agitent et la nuit monte comme une mer insatiable les champs s'ensablent engloutis les coquilles de nacre la neige des buis l'homme rentre et disparaît chez lui l'ermite s'agrippe aux routes que guide l'hirondelle vers les rivages sans âge la musique fuse des vaisseaux qui passent marins du ciel l'appel du clocher phare que nul ne s'égare au coeur d'un si vaste univers le coup de feu éteint restent les étincelles stellaires d'insituables amers à saisir par-dessus la fosse d'amertume sous le déferlement des écumes quelqu'un vit caché dans le champ d'algues une lanterne scintille un dernier cri d'or déchire la brume la mémoire s'entr'ouvre sur des golfes balnéaires des poissons à poursuivre jusqu'à la frange extrême ligne de flottaison fanaux ancrés dans l'émeraude bue bouées qui rôdent et l'émoi toujours monte lacrymal l'âme est blonde aux nageoires de vieil argent ébranlée la bonde que chavire le monde dans le silence enfin atteint. |
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| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 18h43: | |
Clinamen. Peupliers au bord du soir chandelles de mémoire chapelle d'or empourprée d'espoir au foyer des bois brûle un rubis trop langoureux dont le gant de nuit éteint doucement le feu alors apparaît le château en sa gloire boule merveilleuse heureux ciboire de sa flèche étincelle le cristal de la joie les étoiles m'appellent et clignent à mon coeur une main de neige d'une angélique douceur égrène l'heur éternel de la dernière heure dans le rose sourire du soir. |
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| Envoyé samedi 01 octobre 2005 - 21h36: | |
Au carroir des naissances un mont surchargé de neige ferme l'horizon à clef là sur la gauche s'entend le silence dans le ciel déchiré les lauriers d'or crépusculaire à qui sont-ils décernés sinon à cette étincelle pincette stellaire d'éternité |