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| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h46: | |
Malade. Fanges sarcastiques nées d'orageuses enténébrures au bord des grèves graveleuses et d'un coup tout mon ciel est jonché d'encre virale papiers gras fatras de goudrons sur la mer sale on ne passe plus les crétins des jetées me traitent de giaour gibbeux joyeux gibiers d'Hortense les gibernes pleines de gibelets faux gerfaut géphyrien du rien ils rient de toute la crasse sortie d'un crâne sans aile cratère de crottin battu par la foule des pages voiles sans âge que j'ai trop rongées enragé pour tout dire j'ai la pépie parulie logorrhéique la toux des plages blanches O Poète poète alors cette stéatose stercorale se soigne gommez vous-mêmes. |
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| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 19h19: | |
Pancaliste. Fièvre des soirs vermeille panoufle de l'horizon dévêtu où s'affirme sous l'affiche d'azur l'ivresse délicieuse du bordeaux là-bas sur les flots la voile écarlate se moire de jais telle l'armoise des vents que le fuyard solitaire réclame pour sa gêne c'est à la lune pannequet d'amertume hanté de musiques d'amour au squelette des ans qu'il cherchera l'arête suprême où se parfume de fortune l'aube des dimanches incessants dont la houle est le sang... |
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| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 19h24: | |
Semainier. Lundi la flèche argentine phoebéenne lacune du Pierrot ravi! Mardi terrible taureau Martin s'en revient-il de guerre? Mercredi Mercure en rit est jour de malice en paradis! Jeudi jovial dieu père que ce jour à gué nous soit favorable! Vendredi tendres dits sous l'astre du soir le berger par l'amour endormi! Samedi on se repose, sorcières! Travailler devrait être interdit! Dimanche merci mon seigneur ma Dame qui m'octroyez carte blanche... |
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| Envoyé mercredi 07 décembre 2005 - 15h35: | |
Saturnien mon sang porte le joug des Enfers le plus lourd le plus froid jusqu'à l'effroi une concrétion biliaire est mon or noir j'en fais le jais de mon encre accoudé instable sur la sphère idéale mornement happé en rêveries tardives je pèse un sablier de plomb et m'affole et m'isole Démocrite critique mais les autres satellites qui me cernent et m'aliènent interminablement me prennent-ils pour un loup l'eclipse est-elle métamorphose je paresse aux téléologies fumeuses vanités à géométrie variable mes calculs m'ont jeté loin de mon astre suis-je seulement trou noir errant ma Dame est licorne que j'implore j'implose en saturnales où germe l'acédie précipité d'infâmes cauchemars où refleurit sans cesse l'ancolie universelle la misère écharpe mon épaule veule folie de ma chronique humeur depuis toujours celée sonnée à jamais mon heure ultime solution d'espoir mon antidote pierre de lune nouvelle c'est la musique Pégase d'Achéron et j'embouche en mineur de tristes harmonies. |
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| Envoyé samedi 21 janvier 2006 - 21h31: | |
Sabbatine. Trois sous d'azur en fièvre belle régalade ce soir! ma carcasse happelourde s'accoude au chapiteau du vent où le monde plus beau prend la pose anamorphose palatine où se confine quelque rose en quelque heur saxifrage jetons jetons l'armille par-dessus l'espoir! au passe-lit d'horizon je navigue à cueillir la rémige d'un rêve qui louchit entre les hahas à gué... |
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| Envoyé jeudi 09 mars 2006 - 21h22: | |
Au feu de la plus belle eau j'ai fondu mon ultime carat ma perle extrême alors même que la nuit coiffait son diadème ciselé en culbute au chignon de la nue je t'offre ma vie cette châsse où tu étincèles entends mon coeur battre la breloque afin de ne plus seul marcher sous un toc dans l'ambre de tes bras je cèle le plus doux de tous les maux l'amour ce joyau |
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| Envoyé mardi 16 décembre 2008 - 16h28: | |
Chanson de sable Coup de pied à la lune au plongeon de la nuit le soleil sur la dune exaspéré d’ennui fait valser une à une les étoiles rougies serait-ce qu’à la brune ce gymnaste s’enfuit en les chassant chacune ultime rai qui luit ou bien guettant fortune quêteur d’aurore, lui se veut seul à la hune chagrin d’un jour sans bruit que vaut-il sinon prune sur l’horizon bougie viendra ce noir qu’illune sa soeurette ennemie l’ombre est toute rancune contre l’astre joli un nuage et s’enfume le globe évanoui les heures sont des runes par nul désobscurcis. |