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| Envoyé dimanche 25 septembre 2005 - 18h36: | |
Coques. Dans la paix des anges entendre mugir le silence danser la vie pleine ces vieux refrains d'absence où les voix ces paroles aimées en creux de multitude refanfarent leurs ors d'antan se tisse le monde toutes Parques oubliées les âmes se délivrent derrière le plat rideau des jours aux mille feux qui houlent en sourdine discrètes furtives lueurs aube soir abolis ondoyant leur flux lumineuse tendresse explosive que figent d'autres mains d'autres baisers d'autres ondes en fécondes pensées vagabonde la vie mer totalifiante de haute mémoire ennoyée on voudrait que les choses ne bougent belles à jamais mais on sait et l'on se tait tant qu'elle perdure la musique des particules extatique et vacante harmonie instantanée fontaine a beau soupirer le myosotis car la mort en larmes c'est une enfance qui pleure |
Tm (Tm)
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| Envoyé dimanche 25 septembre 2005 - 18h44: | |
Couteau à feu Effusion la fugace rose tel un oubli saumon de plaisir trop tard ressurgi à la source tarie quand le courant sans cesse s'accélère alors fuse la honte sous l'oeil glacé des ténèbres infinie lassitude solution lente des regrets l'ironie trop vite se fond dans l'impassibilité ô nocturne miroir brisé de questions à quoi bon chercher des réponses le sang tourne avec la terre dérobée tous feux éteints l'ivresse en allée se résorbe en impudiques et terribles rancoeurs or la nuit suspendue ne voile que la vérité seule éplorée vanité des vanités |
Tm (Tm)
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| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 18h50: | |
Syzigie. Au pays de morte misère château de ruines de poussière ni rêve ni ne dort plus nul père âme si grise tel le ciel peu fier s'y glisse et désespère flotte aux marges d'un doucereux enfer amour est morte amère et carillonne la pluie des larmes sur les vieux os du pauvre hère Dieu sans les anges tombés de nimbes trop claires figé dans la toile du temps redevient loup ou cerf arbre éphémère chose qui gît cendre qui erre fleur qu'on déterre coeur qu'on lacère ô Roi sans terre Christ sans lumière chamane au désert lièvre aux lisières de l'univers profil si bas au carreau de cathédrales crépusculaires. |
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| Envoyé mercredi 19 octobre 2005 - 21h42: | |
Course. Le mystère dure eux ils courent entre mes barreaux ils me croisent me toisent me renversent me quittent crachent vocifèrent pleurent parfois et le vent leur donne la réplique gravement un aéroplane intervient enfin ténor alangui et c'est la mort subite ne restent que les arbres et le gravier un souvenir qui se fige incertain en sa gloire châtelaine et l'amour ma vieille défroque. |
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| Envoyé mercredi 19 octobre 2005 - 21h44: | |
Abasie. Lentement l'amour s'était glissé par les fentes de nos oreillers tu craignais que je ne veuille plus te voir à présent cet écho qui cogne c'est ton absence mon amour égaré trop tard l'étoile du matin sur ta maison un coeur empalé et le roi soleil des aurores gît sanglant comme un mythe splendide perdu en nuit. |
Tm (Tm)
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| Envoyé vendredi 28 octobre 2005 - 19h19: | |
Salut ma douce ô toi qui m'attends depuis toujours ma noire qui tonds la laine sur le dos des matins du monde toi seule m'aime ô mon réconfort car moi que dédaigne la vie je n'ai que toi qui me tendes les bras patience ma souveraine tu aimerais tant que je me jette dans ta nuit pour m'étendre sur ton sein de marbre mais tu me vois tous les jours à tes yeux de jais livide comme neige candide fantôme ce n'est pas ma faute il a donc fallu que je naisse pour cette errance sur la boule de sable je t'offre la raspoutitza de mes émois maîtresse et te rejoindrai au grand soir ma Mélisandre misandre avec la foule de tes amants tu m'accueilleras glaciale ultime mes tripes en frissonnent mon coeur s'en déchire entre tes dents d'unique promesse bois la pluie de mes larmes comme offrande de fiel sournoise amertume tu as tout mon temps et te ris déjà de mon sang inutile de ma semence perdue ô reine d'ambrosiaque orgie mes chaînes te livrent mes pensées plus déçu que tous je suis ton élu ô mon implacable comme il est long ce triste sentier qui mène à ton giron unique horizon salut donc mon seul salut |
Tm (Tm)
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| Envoyé vendredi 28 octobre 2005 - 19h44: | |
Des bouquets de rose blanches et rouges jaunes et bleues pour tous jeunes et vieux des myosotis pour que nul ne s'oublie des jonquilles des narcisses que votre amour-propre guérisse des bégonias des hortensias pour faire rêver au bord des rias des soucis légers de folâtres pensées de grands lys près des sources vives des glycines aux maisons du chèvrefeuille aux frontons des coquelicots de plaisir des marguerites des pâquerettes des primevères pour que dure votre jeunesse oui pour tous foison de muguet! Et pour moi enfin puisque j'existe pour calmer mon coeur colchique la ciguë. |
Tm (Tm)
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| Envoyé mercredi 06 décembre 2006 - 9h54: | |
In pace. La tempête hurle sans me tourmenter point, Et bien plutôt me berce, allongé sous mon orme. Il se peut à mon gré que bientôt je m'endorme; Or, je l'aime si bien, ce chant de contrepoint! Ma peine ainsi s'en va, sous la pluie qui l'arrose. Si chagrin soit le temps, m'est caresse son crin. Je gis dedans l'herbe tout transi mais serein. Le vent pleure à mon âme et cela la repose! Ainsi sombré-je seul, en une douce transe, Pareil à l'oiseau las qui doucement se meurt; Guéri de cette vie, je fais ma révérence! Blotti dessous la branche en mon for intérieur, Je ris de la feuillée qui tremble sous la nue; C'est que tôt en amie ma paix sera venue! |