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Tm (Tm)
Identificateur : Tm

Inscrit: 1-2005
Envoyé jeudi 29 septembre 2005 - 18h34:   

Grève.

Elle s'est dénudée, rideaux tirés sur des machineries indécentes.
L'illusion persiste au point que ce doit être réalité, et ce quelle que soit à l'horloge stellaire l'équation solaire. Par paquets glauques d'étrange cristal, la mer pose son principe d'amertume avec sa récurrente fierté, menace à ses pieds. Une foule d'électrons libres improvise des pas de danse, leurs bras battent la mesure et applaudissent à tout rompre. On ignore ainsi la bête -mais ses trésors! Et tout le jour, le frisson soulève la peau -capiteuse écume! L'humain s'y conjugue comme à la scène.
Au second tour, on se transite au jardin d'un autre eden, entre vagues vertes des dunes et riants chemins de campagne -bocages aux mille poussins...
Plus tard, à l'angle des schistes, défilent les lames des nimbes, chevaux affolés fuyant le large enténébré, et que la main du vent hautement silencieux disperse -froide rage au dernier vitrail du jour -tel un secret cheptel qu'aléatoire un loup tantôt engloutira.
Tm (Tm)
Identificateur : Tm

Inscrit: 1-2005
Envoyé jeudi 29 septembre 2005 - 18h41:   

Après-crise.

Car tout est pareil, du phare des ivoires au rutilant miroir à l'alouette. Heureusement, plus haut est un autre oiseau. Ni rapace ni corbeau. Mais passereau de libre été qui salue la lumière; mais colombe lavée de frais -comme discrets et salutaires pourvoyeurs de l'or du temps, de l'heur du jour. Loin au-dessus des rêts cordiaux et de son infernale glu. Ainsi passe l'esprit, rémige de hantise, mais passe du naufragé de vie hors de toute tempête passée ou à venir.
Aujourd'hui donc, m'en voici allé sur la plus légère aile, à une plume d'avoir mordu le sable, englouti par les rouleaux de l'imbécile gravité.
Tm (Tm)
Identificateur : Tm

Inscrit: 1-2005
Envoyé jeudi 29 septembre 2005 - 18h58:   

Dernier soir d'été.

Un soupir, l'azur est rouge. On éteint au loin. En silence, et le bois fume sous la charpente. On frémit au bruit des ombres qui divaguent sur la mer.
C'est temps: s'habiller de nuit immense et bleue les larmes figées sur la vitre de givre, les étoiles dans le puits où l'or et l'argent la sève et le sang fondent leur sommeil.
De l'autre côté attend le jour. Il suffirait de faire le tour. Mais la clef elle aussi tourne, jamais la même.
Au matin, le jardin aura perdu ses fleurs.

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