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Amandine (Amandine)
Identificateur : Amandine

Inscrit: 9-2001
Envoyé mercredi 26 octobre 2005 - 22h50:   

J'ai une garde-robe digne de Faërie...

Des voiles d'espoir, des habits de travail,
des robes en soir, les mousses d'ombres
et gazes vaporeuses de silence. Sans oublier les bijoux de lune,
la fleur d'éphémère, les herbes précieuses
éclats de courage, ornements de sourire et soie couleur.

J'habille parfois ma nudité d'ironie,
de cette robe si colorée et transparente à la fois...
pour porter la fierté sans me cacher.

Je ne révélerai pas trop les dessus et les dessous
en tissu d'euphémisme
qui dissimulent ce dont ils parlent..
les noirs de mystère et déshabillés conjugués au sensuel.

Puisque je n'ai pas l'espace du tout et du rien, il faut choisir.
Je rangerai pour l'été ce que je ne compte plus porter..
soit les robes de gêne, les uniformes, tricots d'ennui,
laine du temps qui s'étire, peau de mélancolie, corsage de peur
barrettes de soucis et surtout le manteau d'oubli.

Je préfère souvent porter les tenues d'élégance, de discrétion
et la dignité, qui sont aussi usés.
Reste les robes d'ivresse, de séduction, le paréo du demi-mot,
la fibre sensible et les pétales de délitescence
gardés si précieusement pour les sorties avec lui...

Je me prends parfois à rêver des toilettes de rêve qu'il m'offrira
et de leurs pouvoirs. Je songe avec envie à l'éloquence..
la phosphorescence et même à la science !
Il faut seulement qu'il sache que déjà
la flamme du feu sacré, la lumière verte qui transperce
et la sensible chair de lune sont modelées à même mon corps.
Je n'ai donc d'autre choix que de toujours les porter
à la force du moment, et d'y marier les autres tissus.
Peut-être un jour le sien...


Et toutes ces robes...
je n'ai pas peur de les porter devant lui.
Je sais que d'un souffle magnétique
ou d'une caresse plus douce que l'étoffe
au fil de son envie, il les fait glisser dans l'oubli.
Il subtilise les apparences...
Il me vêt alors de ses ombres et lumière
en vague repli sur la trame du temps.
Il saupoudre mes besoins de scintillance,
de l'évanescence dans mes traits,
des étincelles dans mes clair-obscurs
et couvre les désirs de plaisirs.
Avec ses lèvres, il étire l'espace de mon sourire
et retient le temps en nous.
L'univers est immobile ou n'existe plus
Ma robe est d'univers ?
Non, mieux..
je porte son corps et peut-être même un filament de son âme
..et plus seulement sur moi, mais aussi en moi
L'essence du désir, de son désir, coule en moi
et j'ai enfanté une seconde d'extase

À son insu...
il échappe de sa matière sur moi,
de l'énigmatique et de l'insaisissable
des sentiments forts, des souvenirs d'or
des forces obscures, une encre nocturne
du présent et du devenir
de l'utopie sur ma folie
des vestiges de désir dans une pluie de baisers
un parfum d'hormones sublimées
et même des magnétites dans mes cheveux.
Je me sens belle.
Au futur du verbe aimer,
je cueillerai les fleurs de son coeur restées accrochées sur moi.
Je recueillerai la matière qu'il perd
et je la porterai toujours
pour la lui redonner tous les jours
...Comme une Arianne au fil d'or...
du bout des doigts
ou du bout du corps

Amandine

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