De rienadire (26.07.2020)

C’était comme une retraite dans un monastère, la nature chaque jour devenait plus belle, et j’avais avec mon ange gardien de riches entretiens auxquels des oiseaux participaient. Jamais je n’ai entendu un Silence aussi beau sauf il y a bien longtemps à Tataouine dans le sud tunisien, quand j’ai fait la connaissance du Désert un soir d’hiver, à la tombée de la nuit, à l’heure de la prière qui suit le coucher du soleil. C’était le même Silence.

Et de ce Silence avait donc jailli l’appel à la prière, ce chant mélodieux à te mettre les larmes aux yeux et la chair de poule, quelque chose de bouleversant qui te remue fort au dedans de toi. De sorte qu’il m’avait semblé l’espace d’un instant être à l’époque de Moïse ou d’Abraham dans le désert.

Et bien mon confinement ce fut un peu comme cela, comme ma première rencontre avec le désert

Solitude, Silence et méditation, Rencontre avec moi même, Retour à l’Essentiel